Publié le 8 avril 2006

Le concours : « On écrit une Belle Histoire ! »

Pour fêter ses 40 ans, Les Belles Histoires organise un grand concours de production d’écrit réservé aux écoles. Dans le magazine, au mois de mai prochain, paraîtra Bon à rien !, un récit écrit par Claire Astofili et illustré par Anne Wilsdorf.

Nous vous donnons le début de l’histoire ci-dessous et vous proposons de faire imaginer la suite, collectivement, par vos élèves. Le concours est destiné aux écoles et est ouvert du 15 novembre 2012 au 15 mars 2013. A suivre, quelques pistes pédagogiques…

Le jury, composé des membres de la rédaction, élira son texte préféré. Celui-ci sera publié sur le site www.www.bayardeducation.com. La rédaction et l’illustratrice Anne Wilsdorf se déplaceront dans l’école de la classe gagnante pour lui décerner son prix.


Liste des prix 

1er prix : Un tableau numérique interactif SMART pour la classe (valeur estimée : 2000 €). La rédaction de Belles Histoires et Anne Wilsdorf viendront remettre le prix et offriront à chaque élève un exemplaire du magazine contenant le récit Bon à rien !

2e prix : Une collection de 20 livres (Bayard Éd.) pour la classe. La rédaction viendra remettre le prix et offrira à chaque élève un exemplaire du magazine contenant le récit Bon à rien !

3e prix : Une collection de 10 livres (Bayard Éd.) pour la classe et un exemplaire du magazine contenant le récit Bon à rien ! pour chaque élève.

Concours BH 40 ans


Pistes  pédagogiques

Pour vous aider à mettre en place cette activité de production d’écrit, voici idées et méthodes :  

Ce texte invite à la production d’écrit parce qu’il s’agit d’un conte en randonnée.

Il est important d’avoir lu au préalable avec vos élèves d’autres contes en randonnée pour les familiariser avec cette structure répétitive qu’ils parviennent très facilement à identifier. Allez jusqu’à leur faire formuler le projet des effets recherchés sur le lecteur. Par exemple : Est-ce qu’on veut « jouer » avec son lecteur » en lui « faisant des surprises » ? Faut-il « une surprise à la fin » ? Est-ce qu’on veut le faire rire, lui faire peur ?…

Prévoyez ensuite une phase orale d’échanges autour de la compréhension de la situation initiale, du personnage principal, de la structure du texte. Les élèves peuvent deviner que ce poney va poser problème chez un autre propriétaire. Pour les aider à l’imaginer, demandez leur d’abord ce qui se passe dans l’histoire en mettant l’accent sur le comportement de Norbert : Que pensez-vous de Norbert ?

Une fois ces étapes franchies, alors seulement vous pouvez vous poser des questions quant à la suite de l’histoire : Que va faire le voisin ? Que va devenir Norbert ? Qui va bien vouloir garder Norbert ?
Les élèves peuvent imaginer que le voisin rend Norbert à la famille, ou que le voisin vend Norbert à quelqu’un d’autre chez qui il va faire à nouveau des bêtises. Vous pouvez donner comme consigne d’imaginer le parcours de Norbert avant de trouver un propriétaire qui accepte de le garder. Pour aider les élèves, vous pouvez faire avec eux une liste de personnages, lister les métiers ou les loisirs de ces personnages et ensuite lister le genre de bêtises que Norbert peut faire chez eux.

Pour l’étape de dictée à l’adulte du récit, vous pouvez constituer plusieurs groupes (Norbert chez ….), chaque groupe imaginant un épisode.

(Merci à Sophie Warnet, PEMF, et Aline Karnauch, agrégée de lettres modernes, professeur à l’IUFM Centre Val-de-Loire, pour leurs conseils)


Le texte : 

Bon à rien !, c’est Norbert, l’adorable poney du petit garçon qui nous raconte l’histoire. Le problème, avec Norbert, c’est qu’il fait tellement de bêtises dans la famille où il vit que le père des enfants décide de s’en séparer. Que va-t-il arriver à Norbert, maintenant ?

Depuis que Norbert vit chez nous,

il a déjà mangé les chaussures de mariage de Maman,

la poupée préférée de ma sœur, le doudou du bébé

et même mon masque de Spiderman !

Il faut dire que Norbert a pris l’habitude

de se promener partout dans la maison.

La semaine dernière, mon père s’est mis très en colère.

Son visage est devenu rouge comme une tomate.

« J’en ai assez de ce poney qui mange tout ! »

a-t-il crié en tenant à la main sa magnifique canne à pêche…

enfin… plus si magnifique que ça justement !

Moi, j’ai commencé à avoir peur pour Norbert,

quand mon père a décrété :

« Je vais vendre ce bon à rien de Norbert ! »

Nous avons tous plongé le nez dans notre bol de céréales

et nous n’avons rien dit.

Le lendemain, Papa a vendu Norbert à notre voisin Jimmy.

Avec ma sœur, on a beaucoup pleuré

parce que, quand même, on aime beaucoup Norbert.

Il nous fait rire, et puis on aime bien se promener sur son dos.

Le problème, c’est que ça ne s’est pas très bien passé

chez le voisin non plus.

Le lendemain, on l’a entendu crier : « Mais c’est pas vrai !

Ce poney a mangé tous mes choux !

Et mes betteraves ! Et mes salades ! »

Nous, on a bien ri et même Papa a souri à l’idée que, pour une fois,

Norbert faisait ses bêtises ailleurs que chez lui.

Trois jours plus tard, on a appris que le voisin

avait vendu Norbert à madame Agathe…

Que va-t-il se passer ? A vous d’écrire la suite…

L’histoire complète Bon à rien ! sera publiée dans Les Belles Histoires de mai 2013.

Toutes les classes participant au concours en recevront un exemplaire.