Cette semaine, on s’intéresse à la récente découverte d’une île inconnue dans l’Antarctique. On parle aussi d’une drôle d’expérience scientifique ouverte à tous pour compter les insectes et d’un record battu au marathon. Si vous avez encore un moment, n’hésitez pas à écouter en classe le dossier de “Salut l’info !” : Adalia, 8 ans, membre du conseil des enfants du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées), raconte sa vie de petite fille en situation de handicap, l’école, la cantine, les activités…
Les brèves de la semaine

• Direction l’Antarctique, ce continent gelé situé autour du pôle Sud. En février dernier, des scientifiques ont découvert dans cette région… une nouvelle île ! Enfin, elle n’est pas nouvelle, mais elle n’apparaissait sur aucune carte. Ce sont 93 chercheurs en expédition dans la mer de Weddell à bord d’un brise-glace, le Polarstern, qui l’on découverte. Un brise-glace, c’est un bateau qui a une coque très solide, pour casser la glace devant lui et avancer au milieu de la banquise.
Pendant une tempête, ce brise-glace se rapprochait de l’île Joinville, pour trouver refuge mais, sur le chemin, les scientifiques ont aperçu un drôle de rocher recouvert de glace. Sur les cartes, rien n’était indiqué. Ils se sont rapprochés… et c’était une île, que les explorateurs déjà passés par là avaient dû prendre pour un iceberg ! Avec un drone, ils ont pu étudier cette île de plus près : elle mesure 130 mètres de long et 50 mètres de large. C’est un peu plus petit qu’un stade de foot.
Une découverte comme celle-ci est très rare. Entre les explorations sur terre ou dans la mer et les images satellites, on pensait connaître tous les détails de notre planète. Mais non, de petits bouts sont encore inexplorés par l’homme ! Pour l’équipage du Polarstern, il ne reste en effet plus qu’à baptiser cette île, avant de l’ajouter officiellement sur les cartes du monde !
• Depuis le 13 avril, des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle ont lancé une expérience originale en France… pour compter les insectes. Ils demandent aux automobilistes volontaires de compter les insectes écrasés sur leur plaque d’immatriculation. Le but ? Mesurer précisément le nombre d’insectes volants selon les régions, et suivre comment ce nombre évolue avec le temps.
Il y a en effet de moins en moins d’insectes sur la Terre. Ils sont menacés à cause de différentes choses : les pesticides, ces produits chimiques déversés dans les champs, la pollution de l’air par les voitures et les usines, le réchauffement du climat… Pourtant, les insectes sont essentiels dans la nature : ils permettent à beaucoup de plantes de se reproduire, ils servent de nourriture à d’autres animaux, ils aident les feuilles mortes à se décomposer et à se transformer en engrais naturel…
Pour participer à cette expérience, c’est simple : avant de partir, on nettoie la plaque d’immatriculation. Et après le trajet, on la prend en photo avec l’application Bugs Matter. À l’aide d’une intelligence artificielle, l’application compte les traces d’insectes. Elle enregistre aussi automatiquement des informations comme le trajet, la distance et la météo. Si beaucoup de personnes participent, les scientifiques pourront additionner tous les résultats. Par exemple, si l’on observe peu de traces d’insectes sur de nombreuses voitures dans une même région, cela peut indiquer qu’il reste peu d’insectes dans cette zone.
Et pourquoi des photos des plaques d’immatriculation plutôt que du pare-brise ? Eh bien, parce que les plaques d’immatriculation ont toutes la même taille, donc c’est plus facile pour comparer. Cette expérience existe déjà dans d’autres pays, comme le Royaume‑Uni, où les chercheurs ont observé une forte baisse du nombre d’insectes ces dernières années. En tout cas, avec des millions de voitures en France, chacun peut aider les scientifiques… simplement en prenant une photo !
• Dimanche 26 avril à Londres, le Kényan Sabastian Sawe est devenu officiellement le premier athlète à courir un marathon en moins de deux heures. Un record sportif ! Il a mis exactement 1 heure 59 minutes et 30 secondes pour parcourir 42,195 km. C’est la distance officielle de cette course à pied très longue, définie pendant les Jeux olympiques de Londres, en 1908, avant d’être officiellement adoptée dans le monde entier en 1921.
La course féminine de cette édition 2026 du marathon de Londres a elle aussi été marquée par une performance historique. Arrivée en tête, l’Éthiopienne Tigst Assefa a battu son propre record du monde en parcourant la distance en 2 heures 15 minutes 41 secondes. Soit 9 secondes de moins que le précédent record, qu’elle avait elle-même établi en 2025. Les records du marathon ont beaucoup évolué avec le temps, car les coureurs s’entraînent de mieux en mieux et les conditions de course s’améliorent. Aux premiers Jeux olympiques modernes de 1896, en Grèce, le gagnant avait mis presque 3 heures.
Pour aller plus loin : “Le quart d’heure Actu”, un rituel hebdomadaire pour apprendre à s’informer
À découvrir aussi, le dossier de “Salut l’info !” : “Être un enfant avec un handicap, ça veut dire quoi ?”
En France, plus de 5 millions de personnes vivent avec un handicap. Ils ont des difficultés pour marcher, entendre, mémoriser, communiquer… Depuis sa création en 1975, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) se réunit régulièrement pour essayer d’améliorer leur vie de tous les jours. Et pour la première fois cette année, les enfants peuvent y participer ! Agathe, notre journaliste, a rencontré Adalia, 8 ans, qui fait partie de ce conseil des enfants. Elle nous raconte sa vie de petite fille en situation de handicap, l’école, la cantine, les activités…
- Pour écouter le dossier, rendez-vous à la minute 5’45
Le quiz à télécharger
Pour soutenir et guider l’écoute des brèves, nous vous proposons un quiz de 5 questions liées aux brèves, auxquelles les élèves pourront répondre, soit à l’oral, soit à l’écrit. N’hésitez pas à parcourir le quiz avec les élèves avant de lancer l’audio.



