Publié le 13 juin 2019

Nouveau ! Une mallette pédagogique I Love English School


5 minutes d’anglais par jour

conçue par Lemisse Al-Hafidh, et Odile Amblard rédactrice en chef  et rédactrice en chef adjointe de I Love English, I Love English for Kids et I Love English World, en collaboration avec Charlotte Thomas, experte pédagogique, professeure d’anglais, formatrice à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation de Paris.

C’est une proposition pédagogique d’immersion quotidienne dans l’anglais pour développer la réception et la production orale des jeunes élèves par l’intermédiaire d’activités ludiques, interactives, sensorielles et rituelles.


 

Cette mallette d’activités comprend :

– 1 CD de 20 chansons et comptines traditionnelles.

– 1 DVD de 10 histoires animées + 10 postures de yoga animées pour faire de l’anglais avec son corps + 10 expressions illustrées pour jouer avec les mots.

– 12 posters + 36 flashcards pour accompagner les chansons et 1 poster pour le Yoga.

– 1 livret d’activités pédagogiques pour faciliter l’entrée dans la langue par l’immersion et l’action.

 

 

 


Des contenus et des activités conformes aux programmes

Les contenus et les activités proposés dans cette mallette s’inscrivent pleinement dans le cadre donné par les textes officiels. Ceux-là recommandent, pour l’apprentissage des langues, des entrées culturelles (les chansons, les comptines), des supports variés, un travail en interdisciplinarité et avec le corps (yoga, chansons à gestes, mimes, activités). L’utilisation de la langue comme moyen de communication (rituels, activités) et non comme objet d’étude est aussi préconisée.


5 questions à Charlotte Thomas,

experte pédagogique de la mallette 5 minutes d’anglais par jour, professeure d’anglais, formatrice à l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation de Paris.

1- La mallette propose différents supports d’activités, des chansons, des histoires, du yoga, quelle organisation préconisez-vous ?

Charlotte Thomas : Avec l’anglais, comme avec toutes les langues vivantes, la fréquence est essentielle ! Cinq minutes d’audio ou de vidéo d’anglais par jour sont plus efficaces pour l’oreille et l’exercice de l’appareil phonatoire que trente minutes une fois par semaine. Mais il existe un autre facteur d’efficacité éprouvé : le plaisir. Le vôtre… qui deviendra celui de vos élèves. Si parmi ces différentes activités, une vous plaît davantage, n’hésitez pas à organiser l’apprentissage de vos élèves autour de celle-là : vous transmettrez votre plaisir à vos élèves ! Ainsi, ils associeront « anglais », « apprentissage » et « plaisir », ce qui est à ce stade, le plus important. Les trois types d’activité étant complémentaires, vous pouvez aussi opter pour une rotation régulière, avec un rituel de yoga chaque jour, et une alternance chansons-histoires les autres jours de la semaine. Ou bien encore, une alternance complète, chaque jour si possible, ou tous les deux jours, si cela vous semble plus simple à mettre en œuvre.

2- Est-il nécessaire d’avoir un bon niveau d’anglais pour utiliser ces différents supports ?

C T : Dans la mesure où tous les supports sont enregistrés, il est possible d’enseigner l’anglais quel que soit son niveau. Les chansons et comptines, les histoires et les postures de yoga, ont été interprétées et enregistrées par des anglophones. Ont été également enregistrées les flashcards ainsi que les phrases d’introduction des activités. Vous disposez ainsi de contenus en anglais authentique, correctement accentués, sur lesquels vous appuyer pour proposer à vos élèves différentes activités de réception et de productions orales de qualité, ou pour parfaire votre prononciation.

3- Pourquoi les différentes activités proposées ne comportent-elles pas d’écrit ?

C T : Parce qu’il faut déconnecter l’oral de l’écrit pour que les enfants apprennent à bien parler anglais. Pourquoi ? Pour deux raisons. La première est que l’anglais est une langue accentuelle, contrairement au français où toutes les syllabes – ou presque- sont prononcées. En anglais, certaines syllabes sont accentuées et d’autres sont à peine audibles. Et dans une phrase, seuls les mots porteurs de sens sont accentués, les mots grammaticaux ne le sont pas. Par exemple dans cette phrase : George Washington was the first president of the United States », les mots accentués sont “George”, “ Washington”, “ first”, “ president”, “United States” , les mots “was” , “of the” s’entendent à peine. Or, puisque l’anglais s’écrit avec le même alphabet que le français, notre premier réflexe est de tout prononcer ! C’est l’une des raisons pour laquelle nous avons du mal nous les Français, avec l’accentuation des syllabes et des phrases.

La  deuxième raison se trouve au niveau des phonèmes eux-mêmes (élément sonore du langage parlé) et des graphèmes (lettre ou combinaison de lettres représentant un phonème). Alors que le français, compte 195 graphèmes pour 36 phonèmes, l’anglais compte 1120 graphèmes pour une quarantaine de phonèmes ! Cela signifie qu’en anglais, entre la manière d’écrire et de prononcer il n’y a pas vraiment de régularité (good se prononce “gʊd” et « blood » se prononcent “blʌd”). Or si l’enfant enregistre que « good » écrit avec deux o se prononce “gʊd”, en lisant « blood », il risque de prononcer  “blʊd” ce qui l’aidera pas du tout ! C’est pourquoi, les textes officiels recommandent de ne pas passer par l’écrit avant le cycle 3.

4- Nombre de parents s’inquiètent s’ils n’ont pas de trace écrite des apprentissages de leur enfant. Comment les rassurer ?

C T : Bien informer les parents de ces problèmes de lien graphie – phonie est la première chose à faire. Ensuite, je préconise de proposer des traces audio de ce que font les enfants, parce que c’est toujours important pour un enfant d’emporter avec lui -ou de pouvoir montrer- un résultat fini. Et pour les parents, en effet, c’est important de voir le chemin parcouru. Pour cela, sur un blog sécurisé ou sur le site de l’école, vous pourrez mettre à leur disposition des traces audio des activités de vos élèves : des photos accompagnées d’enregistrements, des vidéos d’activités réalisées en classe (yoga, chants, jeux…).

5- A vos yeux, quel est le but essentiel de ces différentes activités en anglais ?

C T : Le but de cette mallette pédagogique n’est pas que les enfants retiennent telle chanson ou telle posture de yoga, même si c’est très bien qu’ils y parviennent et ils y parviendront certainement.

Le but est de poser les briques fondamentales d’un apprentissage aisé et efficace de l’anglais. Pratiquées quotidiennement, ou très régulièrement, toutes ces activités vont entraîner leur oreille à la musicalité de la langue, et leur permettre d’exercer leur appareil phonatoire. Cela leur fera gagner en aisance tant pour la compréhension que pour la production orale. Les professeurs des écoles et leurs parents le constateront très vite !